Par la fenêtre de la voiture, les paysages filaient, à quoi ressemblaient-ils, je ne me souviens plus. Il ne me reste plus qu’un faible souffle de ce moment passé que mon esprit réinvente. Il me semble que la lune se reflétait dans l’eau et que la neige brillait sous ses effets, que le vent faisait danser l’herbe et gronder les vagues, que les nuages se mouvaient avec délicatesse. Il ne me reste plus qu’une trace sombre de ce souvenir si doux,  alors j’essaye de lui conférer toutes les subtilités qui ont pu me toucher. Inspirée par la peinture, je rééclaire la nuit.